Aïda Alécian, fondatrice du Jardin De Musique

AIDA ALECIAN

Son regard sur la pédagogie

retour à l'accueil

retour à Notre Histoire

Qui était Aïda Alécian pour qui
fonder c'est donner, et donner c'est fonder
Ce qu'elle pensait

LE RÔLE EDUCATIF DE LA MUSIQUE
Pourquoi nos enfants font-ils de la musique ?

Le rôle de l’éducation est de développer le corps, l’âme et l’esprit.
Pour arriver à ce résultat, PLATON préconisait deux sortes d’exercices en plus de la philosophie : la « musique » et la « gymnastique ». lire la suite

    Ce qu'en retiennent ses élèves

haut de page

 
 

LE RÔLE EDUCATIF DE LA MUSIQUE
Pourquoi nos enfants font-ils de la musique ?

Le rôle de l’éducation est de développer le corps, l’âme et l’esprit.
Pour arriver à ce résultat, PLATON préconisait deux sortes d’exercices en plus de la philosophie : la « musique » et la « gymnastique ».
La gymnastique pour le corps, la musique pour l’âme et l’esprit.

Que dirait PLATON aujourd’hui, devant le perfectionnement de nos instruments, pures créations de l’intelligence humaine, outils d’expression qui se transforment eux-mêmes en moyens de réalisation personnelle ?

Quelles sont les facultés que développe L’ART INSTRUMENTAL ?

1) Le Rythme
2) L’Harmonie
3) La Volonté – La Ténacité
4) La Maîtrise des muscles
5) L’Ouïe
6) La Vision
7) Le Toucher (faculté qui permet de prendre conscience du monde extérieur)
8) Le Geste juste, au moment juste, à l’endroit juste
9) La Concentration
10) La Mémoire et l’automatisme
11) Le Pouvoir d’analyse et de Synthèse
12) Le sens de l’effort
13) L’Esprit Mathématique et Architectural
14) Une Sensibilité qui provoque l’épanouissement d’un monde intérieur.

Parfois ces facultés s’exercent miraculeusement toutes ensemble.
De cette manière le centre de commande qui a permis l’épanouissement de toutes ces facultés, se développe lui-même par un phénomène de réflexion.

Tous mes musiciens seraient donc des êtres équilibrés ?
Evidemment non ! Car tout médicament se transforme facilement en poison, comme toute spécialisation crée des déformations professionnelles. Tout est question de Dosage.

Il faudra peut-être des siècles pour faire jouer à la Musique le rôle éducateur qui lui est dévolu.

Aïda ALECIAN (1965)

haut de page

 
 

/

Mon parcours musical, je le dois entièrement à mon premier professeur, Aïda Alécian, créatrice du Jardin de Musique qui respirait la musique.
J’ai commencé à faire de la musique assez tardivement, à l’âge de 15 ans, et elle n’a trouvé à cela aucun inconvenant, étant tout à fait persuadée qu’il ne peut être question d’âge minimum dès l’instant que le désir de faire de la musique s’est manifesté. Aujourd’hui devenu pianiste professionnel et directeur du Conservatoire à Villejuif, je suis la preuve vivante du bien-fondé de la conviction qu’avait cette grande musicienne pour qui la musique était une accompagnatrice de la vie est non pas une discipline facultative de bonne éducation

haut de page

J'ai connu Madame Alecian, lors de mon adolescence, au conservatoire de Choisy le roi. Elle a été un de mes professeurs de piano, et elle a été pour moi une personne qui m'a marqué par sa personnalité, et ses précieux conseils. Je lui suis gré de m'avoir pousser à continuer mes études musicales à l'école normale supérieure de musique, et de m'avoir fait rencontrer à l'époque des personnalités importantes du monde musical.
Je garderai le souvenir d'une personne très attentive, aimant ses élèves, et d'une grande droiture. Le tout avec un grand dévouement, et débordante de générosité.
J'ai fait de la clarinette en tant que professionnel grâce a tous ces acquis. Permis mes bons souvenirs, et avant de prendre ma retraite en Haute Savoie, j'ai eu le plaisir de participer a la création de l'opéra "l'Amazone" sur une musique d'Eugénie Alecian, et de participer à son audition en Arménie.

haut de page

Le souvenir que je garde du JDM est un des plus importants souvenirs de ma vie d’enfant et d’adolescent. Je conserve également un souvenir absolument merveilleux de mon professeur, Aïda Alécian, musicienne et pédagogue par excellence, femme d’une rare sensibilité et d’une extrême chaleur humaine. Elle sentait immédiatement son élève et arrivait à lui faire donner le meilleur de lui-même. Elle me donnait une telle envie de la musique, que je me souviens d’avoir travaillé trois ou quatre heures par jours. Elle obtenait la progression sans leur imposer d’efforts inconsidérés, car son but majeur était faire aimer la musique d’abord. Et j’ai mis mes enfants au JDM compte tenu évidemment de ma propre expérience, mais aussi parce que je trouve que c’est une des rares institutions musicales où l’enseignement s’effectue avec une pédagogie souple respectant la sensibilité de chaque élève.

haut de page
J'ai eu la chance de connaître le jardin de musique depuis 1975, ce qui m'a permis d'avoir d'abord Aida Alecian comme premier professeur, puis Eugénie, sa fille. A cette époque les cours se déroulaient à Asnières, au domicile d'Aida Alecian, dans un pavillon avec un jardin (j'ai toujours pensé que le nom "jardin de musique" venait de là... mais à y réfléchir, je n'ai pas demandé confirmation...). Le pavillon était sur plusieurs étages, avec des pianos à chaque étage, ce qui permettait de répéter avec des "plus grands". Car déjà, le principe maître de l'école (d'après moi) était pour chacun d'apprendre pour soi et aux autres!... La méthode d'enseignement par groupe est profitable pour tous, avec des souvenirs de "camaraderies marquante". Faire répéter les plus petits assez rapidement, est pour moi la 1ère spécificité du jardin de musique, et une merveilleuse façon de contribuer à l'épanouissement musical. L'idée qu'un élève dès qu'il le peut se sert de ce qu'il a déjà appris pour aider les plus petits est une méthode dont on devrait s'inspirer dans bien des domaines...
Comme je vous l'ai dit, j'ai eu la chance d'avoir 2 professeurs au jardin de musique, Aida Alecian, puis Eugenie Alecian. Madame Alecian avant de me confier à sa fille, m'a mis en garde quant à l'exigence extrême d'Eugénie! J'ai tenu bon, mais j'avoue qu'elle était exigeante, et heureusement!
Je me souviens aussi que dans les années "1970", la structure était encore relativement petite en nombre d'élèves, et à chaque fête de fin d'année, les élèves recevaient un 33 tours de musique classique, je les ai encore aujourd'hui...
Pour la petite histoire des souvenirs, le jardin avait un grand cerisier, et toutes les fêtes du mois de Juin se finissaient dans l'arbre en cueillette de cerises... mais je m'égare! Et pour finir avec les souvenirs, l'un me parait important, pas seulement pour l'épanouissement musical, mais pour l'épanouissement tout simplement... au sous sol de ce pavillon, Madame Aida Alecian laissait "carte blanche" aux élèves pour faire des murs ce qu'ils voulaient...le mur était donc devenu une fresque de dessins des élèves, et je ne me souviens d'aucune remarque ou directive, ce mur était un véritable espace de liberté et d'expression

haut de page 

/

 

/

/   
 

/