Pourquoi des extraits ? Parce que Musique En Vie est un support écrit dont tous les éléments ne peuvent être repris sur ce site (pages " détente" par exemple), ou bien sont déjà présents dans l'Actu du Jardin
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| L'Edito d'Eugénie Alécian | La rentrée | Une année, c'est bizarre, non? |
| Tout au long de cette année anniversaire, nous faisons paraître des archives significatives de la vie du J.D.M. | Pour
ce premier numéro : Extrait d’un article commandé à et écrit
par Eugénie Alécian sur l'état
de l'enseignement musical en France ...en 1980 et qui est tristement toujours d’actualité… |
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| A voir, à écouter Par Patrick LEGER | Vu, entendu, commenté et conseillé ... | |
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d’Eugénie Alécian |
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et qui est tristement toujours d’actualité |
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La pédagogie du Jardin De Musique par mots et par images
Respect mutuel
L'écoute
L'empathie
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Une discipline tenue pour dérisoire. La musique est une source de plaisir universel qui peut être donnée a tout le monde. Malheureusement les méthodes d’approche utilisées en France ont tendance a rendre ce plaisir difficilement accessible, laissant à une minorité le bonheur de savoir comment faire chanter son cœur.
… La première partie de l’article évoquait l’enseignement, ou la pratique de la musique dans les écoles primaires et secondaires L’aberration qui consiste à séparer l’enseignement musical des autres disciplines a pour résultat de dissocier la notion de plaisir de celle de l’effort. Qui dit plaisir ne dit souvent que loisir et repos. Dès lors, le moindre effort s’apparente au travail, à la corvée et à l’autorité extérieure. Qu’il est alors difficile pour un enfant de faire dépendre le « résultat » de l’effort (c’est-à-dire du travail) régulier! L’article traitait ensuite de l’enseignement dans les conservatoires et écoles municipales de musique La formule du conservatoire permet à un grand nombre d’accéder à la musique, du moins en principe, car les municipalités ont de plus en plus de mal à assurer les frais très élevés, et augmentent les participations des élèves. Certains conservatoires ouvrent leurs portent aux enfants dès l’âge de cinq ans. Ceux-ci participent alors à des classes d’éveil, ou d’initiation musicale, encore appelées « jardins musicaux » (qui n’ont rien à voir avec l’association « Le Jardin de Musique »). Pendant un ou deux ans, les enfants, chantent, scandent des rythmes, apprennent à reconnaître des instruments, jouent ensemble. Le but de ces classes est d’éveiller le goût et l’intérêt de l’enfant et de l’amener à choisir un instrument en connaissance de cause. (En fait, ce choix est souvent fonction des besoins ou des disponibilités du conservatoire…) L’âge moyen d’admission dans ces cours se situe entre sept et huit ans. Tous les conservatoires (je ne connais pas d’éventuelle exception) exigent une pratique théorique d’un minimum de trois mois (dans le plus optimiste des cas) et d’un maximum de deux ou trois ans. Imaginez-vous simplement étudiant le code de la route et la mécanique d’une voiture deux ans avant de pouvoir conduire, et vous comprendrez comment la notion de musique peut être déformée chez l’enfant lorsqu’il l’aborde enfin. Lorsque l’enfant arrive en classe, il est animé d’un grand enthousiasme (surtout s’il est là de son propre gré). Il est dans un monde nouveau où s’éveille sa responsabilité puisque de lui dépend l’instrument. Il est tout près à s’engager dans cette grande aventure qui le mènera à faire ce qu’il veut, à maîtriser la beauté et surtout à s’exprimer. Le « beau » est essentiellement ce qui l’a amené à la musique. Puis d’autres réalités se manifestent : d’abord, c’est moins facile que prévu (il est rare de mêler plaisir et effort), on commence à se faire gronder, il faut « travailler » tous les jours, les morceaux ne sont pas « marrants », c’est fatigant. Et pour finir, cet examen qui fait souvent pleurer. Pour beaucoup, la musique devient corvée. Quand l’autorité parentale ne joue pas, les enfants « lâchent » rapidement. Les professeurs sont souvent eux-mêmes obsédés par cet examen final, et ont pour principal souci de maintenir ou de donner un niveau. Le temps qui leur est imparti est bien insuffisant, et limite l’enseignement à son côté pratique. Ils ne peuvent pas « perdre leur temps » à former musicalement leurs élèves. S’ils le désirent, par conscience professionnelle, ou par amour, ils doivent prendre sur eux de sacrifier une partie de leur vie privée pour établir un contact plus libre, plus humain et plus riche. Les horaires prévoient en moyenne vingt minutes pour les deux premières années (D1, D2), une demi-heure pour les quatre années suivantes (P1, P2, E1 et E2), trois quarts d’heure pour les niveaux moyens (deux ans) et une heure pour le niveau supérieur. C’est effectivement suffisant pour qui limite son enseignement au précepte de base, mais certainement pas pour celui qui veut assumer tout son rôle éducateur.
Aujourd’hui, on pourrait corriger, hélas, en disant que
si la demande adulte augmente régulièrement, l’accueil,
lui diminue considérablement.
Sont privilégiées cinq directions principales : Le toucher, la perception, en tant que facultés qui permettent de prendre directement conscience du monde extérieur. Le geste juste, à l’endroit juste et la maîtrise des muscles, ainsi que les réflexes, pour créer un équilibre qui se répercute à chaque moment de la vie quotidienne. L’ouïe et la vision qui favorisent le sens de l’observation, l’esprit critique. L’harmonie et le rythme, qui, bien enseignés, renforcent le pouvoir d’analyse et de synthèse, dégagent d’eux-mêmes un esprit mathématique, géométrique et architectural, et qui, éveillant le sens de l’effort, affermissent la volonté, la ténacité et la concentration. Et enfin, une sensibilité qui provoque l’épanouissement
d’un monde intérieur, le « soi développement »,
qui ne peut que favoriser la sociabilité, la générosité et
la bienveillance. |
| LA GRANDE FETE 2005 |