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MON STAGE AU JARDIN DE MUSIQUE Entre septembre 2008 et juin 2009 Marie-Agnès Pénicaut a effectué un stage destiné à la V.A.E. (Validation du Diplôme d’État) de Professeur de Piano pour rendre effective la Compétence 4 se référant à la Pédagogie de groupe et permettre au stagiaire de valider son diplôme d’État de professeur de piano par la mise en pratique de ses connaissances pédagogiques, dans le cadre d’un stage évolutif et intensif au sein du Jardin de Musique. Voici résumés ses 4 modules. Le stage est placé sous la Direction d’Eugénie Alécian. ,Eric Lemercier est le « tuteur » principal. Patrick Léger et Lidwine Arnould ont apporté des compléments indispensables pour avoir une bonne vue d’ensemble de notre pédagogie |
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Module 1 : SEPTEMBRE - OCTOBRE 2008 Objet : Observation « active » à l’apprentissage d’un groupe d’élèves débutants sous la tutelle d’un professeur titulaire. J'effectue ce stage dans deux classes d'élèves de niveaux différents dirigées par deux professeurs: Mr E. Lemercier et Mme L. Arnould, disposant chacune de deux pianos et situées dans des pièces différentes. Les premières semaines que j'y ai passées ont été consacrées à une phase d'observation et d'apprentissage au cours de laquelle il m'a été possible aussi d'intervenir lors du déroulement des cours, dans 2 groupes :Chaque cours dure 1 heure. L’un est (groupe I) de niveau débutant, le second groupe (groupe II) d'un niveau plus avancé. |
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Module 4 : mars à juin 2009 Objet : autonomie en 2 temps : la préparation d'un ensemble de 9 enfants, issus de 3 groupes d'âges et niveaux différents pour le concert de fin d'année, puis l'audition critique de ces élèves et des autres lors de ce concert.
L'œuvre retenue est « Von fremden Ländern und Menschen »l, tiré du recueil de Schumann « Kinderscenen ». Comme les autres de ce recueil, elle était considérée par son auteur même comme trop difficile pour être proposée à des débutants. Elle me donna donc l'occasion de découvrir l'originalité et l'efficacité pédagogiques d'E. Alécian, qui assura la maîtrise de la préparation du groupe et que j'ai souvent secondée, ainsi que les autres professeurs dans cette tâche (travail en « pyramide » ndlr). Personnellement, j'étais au début un peu perplexe : comment le faire assimiler de manière homogène à un groupe de niveau très hétérogène, notamment au sous-groupe 1 des débutants (trois enfants de 6 et 7 ans) ? Comme il est normal à leur stade, ils ne pouvaient pas maitriser la lecture de la voix intermédiaire (B) en triolets, partagée entre les deux mains. Ce choix arrêté d'une pièce de Schumann réputée difficile a donné lieu à des discussions préliminaires intéressantes, animées mais aussi modérées par E. Alécian, qui fort heureusement put rassurer les professeurs en charge des trois sous-groupes en effectuant une remarquable réécriture de ce morceau afin de le rendre lisible pour tous les élèves quelque fut leurs niveaux. Au fil des semaines cette aventure schumanienne se montra enrichissante pour tous ses participants, professeurs, élèves et l'excellent guitariste qui nous accompagna, Emmanuel Vergeade. Le concert s’est déroulé l’après-midi du dimanche 14 juin 2009 entre 15h et 19h à l’Auditorium Hector Berlioz du Conservatoire de Courbevoie. La matinée de ce jour fut consacrée à la répétition générale de tous les élèves (environ 130, enfants, adolescents et adultes) y participant soit en groupes soit en solistes. La logistique fut assurée par une équipe de bénévoles expérimentés et enthousiastes (grands élèves ou anciens élèves) dits « les quatre mousquetaires », appuyée d’autres spécialement voués à l’éclairage et à la sonorisation et d’employés municipaux spécialisés dans la décoration florale. Sa parfaite organisation témoigne de l’esprit familial caractéristique du Jardin de Musique et fut pour beaucoup dans la réussite de ce concert-spectacle. Enfin la diversité et l’originalité des répertoires et des styles proposés, leur habile disposition dans la programmation ainsi que leur présentation soignée et souvent amusante eut pour effet de gommer tout académisme scolaire dont on est souvent témoin lors des auditions (terme banni du vocabulaire du JDM) de fin d’année. Il me semble aussi que l’intervention d’un guitariste et d’un percussionniste extérieurs au JDM, mais en phase avec son esprit d’ouverture et pratiquant la pédagogie de groupe, a séduit le public par son caractère original mais aussi galvanisé aussi bien que détendu les élèves. |
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Modules 2 ET 3 : novembre 2008 à février 2009 Objet : « acquisition et expérience » : prise progressive de responsabilités dans le premier groupe et participation à la vie de plusieurs groupes dans les différents cursus, styles et disciplines d’apprentissage et de perfectionnement. J’ai pu être plus active dans le déroulement des cours participer davantage au travail pédagogique J’ai pu aussi découvrir d’autres groupes à l’occasion de la journée portes ouvertes « Hauts les masques » du 31 janvier. Toutes ces nouvelles acquisitions et expériences au sein des divers groupes m’ont permis d’acquérir les bases indispensables à la bonne gestion simultanée de plusieurs élèves. Mon rôle dans cette phase est tantôt d’être assistante du professeur dans son travail et partageant sa tâche d’animation, tantôt prenant son relais pour lui permettre de critiquer ma façon de faire. L’échange de nos points de vue est un moment très enrichissement et nous permet d’ajuster les objectifs pédagogiques des prochains cours. Assez régulièrement j’écoute et j’observe les interventions d’Eugénie Alécian qui vient expliquer aux enfants du groupe 1 des notions fondamentales de musique. Elle procède d’une manière pratique originale qui se rapproche, il me semble, de l’heuristique (du grec eurisko = je trouve), qui est l’art, à partir d’une expérience antérieure ou juste préalable, d’inventer, de faire des découvertes en vue de la résolution d’un problème. Ainsi, pour expliquer les rythmes simples, et leurs durées telles que la ronde, la blanche ou la noire, Madame Alécian propose aux enfants d’en prendre conscience par l’utilisation d’un rond en papier, symbolisant la terre et la durée d’une ronde, qu’ils pourront plier en deux puis en quatre, concrétisant les durées de la blanche (moitié) puis de la noire (quart). |
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Conclusion. Grâce au choix des œuvres et à leur présentation originale, tout en permettant à chacun d’exprimer sa sensibilité propre, ce concert a fait « circuler » la musique entre les élèves aussi bien qu’entre eux et le public, qui a pu prendre pleine conscience de la dimension conviviale de cet art. Je conclurai avec Michel Tremblay : « La musique, c’est un cadeau de la vie: ça existe pour consoler, pour récompenser, ça aide à vivre. » |
